Actions

Work Header

9-1-1 - Eclipse

Summary:

Depuis la mort de Bobby, la 118 a perdu son centre. Buck, lui, a perdu un père. Enfermé dans son silence, il s'efforce de garder sa famille du feu unie, au risque de se briser. Mais quand une étrange maladie le met à terre, c'est Eddie qui le découvre, vulnérable et à bout de souffle.

À l'hôpital, le diagnostic tombe : une grossesse inattendue, le résultat d'une nuit avec son ex. Le monde de Buck s'écroule une fois de plus mais Eddie promet de rester à ses côtés, et au fil des semaines, une autre vérité émerge, plus douce. Celle d'un amour qui se cachait, et d'une famille qui ne demandait qu'à naître.

Au cœur des ombres du deuil et du doute, une douce éclipse se prépare, prête à tout changer.

🔞 Certaines scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité des plus jeunes et des plus sensibles🔞

9-1-1 est une série télévisée américaine créée par Ryan Murphy, Brad Falchuk et Tim Minear. L'histoire et les personnages de bases ne m'appartiennent pas et je ne fais que les réutiliser sans en tirer bénéfice.

Tous droits réservés.

Notes:

Je ne possède pas les droits sur 9-1-1 mais cette histoire est une oeuvre originale, merci donc de ne pas la republier ailleurs sans mon autorisation.
J'espère que vous apprécierez :)

(See the end of the work for more notes.)

Chapter 1: Sans conséquences

Chapter Text

La nuit était intense, comme toujours avec Buck.

Tommy pouvait sentir chaque centimètre de sa peau contre la sienne, chaque souffle qu'il expirait. Il aimait cet homme plus qu'il n'avait jamais aimé personne. Buck était un ouragan, un feu de forêt, un chaos parfaitement orchestré qui le faisait se sentir vivant. Tommy savait que Buck était sa chance d'être heureux, il pouvait le sentir contre sa peau, l'embrassé, lui faire l’amour et il voulait tellement l'aimer.

Buck méritait le monde et Tommy était tout à fait disposé à le lui fournir. 

Il n'avait jamais rencontré personne comme lui, avec lui il se sentait vivant, et il n'aspirait à rien d'autre qu'à l'aimer encore plus fort chaque jour et il espérait qu'un jour Buck l'aimerait de nouveau, comme avant qu'il ne le quitte, comme un idiot, par pur peur d'être blessé. Buck était son évidence, son destin, une chance qui, il le savait, ne pourrait arriver qu'une fois dans une vie.

Mais il savait aussi qu'il n'était pas son seul centre de gravité, que sa vie tournait autour d'Eddie, de Christopher et de la 118. Leur relation avait fonctionné jusqu’à ce qu’il prenne peur, peur de ne pas faire le poids face à la tornade Diaz, peur d’être abandonné sur le bord de la route.

L’idée de le perdre le rongeait.

Alors il avait choisi de se protéger et il avait rompu, pour ne pas avoir le cœur brisé. Un choix stupide maintenant qu’il le voyait avec le recul. Il aurait dû se battre plus fort pour lui, prouver qu’il en valait la peine. Tommy avait cru sa chance revenue, quand Buck l’avait ramené chez lui, quand il avait appris que Eddie n’était plus sur la photo, qu’il était rentré au Texas.

Mais encore une fois il avait tout gâché en mettant Buck en colère.

Ça le tuait qu’il ne se rende même pas compte qu’ils étaient amoureux l’un de l’autre, ces deux idiots. Quelque part ça l’arrangeait parce que tant qu’il n’était pas ensemble, Tommy avait l’espoir de pouvoir le récupérer.

Eddie ne serait plus son ami, il avait totalement coupé les ponts depuis qu’il avait quitté Buck et s’il savait ce qu’ils faisaient aussi régulièrement, il serait déjà venu lui demander une explication. Pas que Tommy n’aimerait pas lui rabattre son caquet, mais il avait dans l’idée qu’aussi détestable que puisse être Eddie le jour où ils s’affronteraient, Buck lui donnerait toujours raison.

La mort de Bobby l'avait secoué, mais voir Buck s'effondrer l'avait dévasté.

Il avait su, d'instinct, que Buck ne tiendrait pas le coup tout seul. Buck avait besoin de son père de cœur dans sa vie. Il n’avait eu que lui comme figure paternelle potable et Tommy avait dû remettre à sa place Philip Buckley quand il était venu lui demander de laisser son fils tranquille, que Buck n’était pas gay, qu’il était seulement un peu perdu.

Tommy avait répliqué qu’il ne connaissait pas son fils aussi bien qu’il le pensait, mais il lui avait promis de prendre bien soin de lui et cette promesse, il avait dû la refaire, cette fois bien plus sérieusement à Bobby le soir même. Son ancien capitaine l’avait pris à part pour lui faire part de ses recommandations et pour lui rappeler que si d’aventure, il faisait souffrir Buck, son épouse portait une arme.

Tommy avait pris le conseil pour ce qu’il était : une menace.

Quand il avait rompu quelques mois plus tard, c’était toujours Bobby qui lui avait collé son poing en plein visage, lui interdisant de reprendre contact avec lui alors qu’Eddie s’était contenté de le bloquer et d’annuler tous leurs projets, allant jusqu’à ne plus venir aux matchs de basket du week-end.

Sans celui qu’il considérait comme son père, Buck avait sombré, il s’était perdu dans son deuil, et il avait su qu'il devait être là, même si ce n’était que pour quelques heures, même si Buck ne le faisait que pour se faire du mal, se punir de ne pas avoir pu sauver Bobby.

Ils étaient juste des ex qui couchaient ensemble, comme Buck aimait le répéter.

C'était leur arrangement tacite, une sorte de parenthèse réconfortante dans leur vie en miettes. Quelque chose d’initié depuis le départ d’Eddie en réalité, mais depuis la mort de Bobby, ce n'était plus deux fois par mois, mais deux à trois fois par semaine.

Et seulement parce que leurs gardes n'étaient pas alignées.

Tommy savait que Buck était en train de se faire du mal en s’enfermant dans ce jeu, mais il se disait qu'avec lui au moins, il restait en sécurité. Et en restant là, peut-être que Buck finirait par voir à quel point ils seraient parfait ensemble, peut-être qu’il pourrait prendre ses distances avec Eddie.

Tommy suçota le morceau de peau à la jonction entre l’épaule et le cou de Buck. Assez bas pour être caché par le col de son uniforme, mais assez haut pour que quiconque (Eddie surtout) puisse voir que Buck n’était pas disponible. Ce n’était pas très classe comme façon de faire mais Buck ne lui avait pas dit d’arrêter alors il continuait.

Ce soir, c'était d’une autre intensité.

C'était urgent, passionné, presque désespéré. Buck était si parfait sous ses mains, et Tommy priait en silence pour pouvoir le garder le plus longtemps possible. Il agrippa sa cuisse en lui mordillant le cou, et s’enfonça plus profondément en lui, le faisant se cambrer contre son corps. Le gémissement du jeune homme l’excita un peu plus encore et il alla taper directement sur sa prostate pour l’entendre encore.

Il s’accrocha à lui, m’éperonnant encore et encore, jusqu’à ce qu’il sente Buck se resserrer autour de lui avec un râle de satisfaction, son sperme chaud barbouillant son ventre. Il devint soudain désarticulé contre lui et Tommy ne lui laissa pas le temps de redescendre de son brouillard postorgasmique et continua son ouvrage, une fois, deux fois, et il se relâcha à la troisième poussée, s’effondrant sur lui dès qu’il eut terminé.

Ils restèrent quelques minutes, l’un sur l’autre, essoufflés mais bien trop vite, Buck tapa sur son épaule et Tommy se redressa, tentant de croiser son regard, mais Buck se contenta de regarder ailleurs comme à chaque fois et Tommy se demanda combien de temps encore il allait pouvoir supporter ça.

Il caressa sa joue pour le faire revenir à lui.

– Tu veux que je reste ? s’enquit-il tendrement.

Buck se contenta de secouer la tête et Tommy se dégagea et bascula sur le côté.

Buck se leva immédiatement et disparut sous la douche, et Tommy sut qu'il devait partir. Buck ne voulait pas qu'il reste, alors il devait partir, et de préférence avant son retour dans la chambre. La seule fois où Tommy avait voulu l’attendre, il l’avait contrarié, alors il préférait se plier à ses désirs même s’ils allaient à l’encontre des siens.

Il se prépara à partir, et retira son préservatif.

Buck avait toujours insisté pour qu'il en porte un, une routine que Tommy trouvait idiote car ils étaient tous les deux testés régulièrement à cause de leur travail. Mais Buck avait toujours insisté même lorsqu’ils étaient des petits amis officiels.

Il le retira, mais un liquide chaud lui coula sur la main.

C'est en le jetant qu’il se rendit compte qu'il s'était percé. Ça pouvait arriver parfois, c’était rare mais ce n’était pas infaillible et puis, Buck avait voulu y aller plus fort ce soir donc ce n’était pas vraiment étonnant.

Ils étaient tous les deux « clean », ça ne présentait donc pas un risque réel. Il décida de ne rien dire à Buck, pas alors qu'il semblait aller un peu mieux ces derniers jours. Ce qu’il ne savait pas ne pouvait pas lui faire de mal, c’était sans conséquences.

Il quitta le nouvel appartement de Buck et entendit le bruit de la douche s'éteindre.

– À dans deux jours, mon amour, murmura-t-il en refermant la porte, même s’il savait que Buck ne l’entendrait pas.