Chapter Text
Sous le soleil d'été, le navire des chapeaux de paille navigue. L'équipage comme toujours vaquait à ses occupations. Le capitaine, accompagné du tireur d'élite et du médecin de bord, essayait en vain de pêcher des poissons depuis un quart d'heure, sa patience étant venue à bout, il venait de s'endormir contre l'épaule d'Usopp. Le tireur d'élite, lui aussi venait de s'endormir, mais dans une position bien plus inconfortable que Luffy, étant donné que celui-ci l'avait accaparé comme oreiller géant.
Nami ne savait pas exactement où se trouver les autres membres de l'équipage, mais si elle devait parier, elle ressemble que Brook était sur le pont, elle l'entendait jouer différentes mélodies depuis plus d'une heure. Robin, quant à elle, devait encore être dans le jardin, en train de lire un nouveau roman qui venait tout juste d'être publié sur la précédente île où ils devaient faire escale. Quant à Franky et Jimbey, elle ne prendrait pas le risque de parier son argent, elle n'avait aucune idée de ce qu'ils fesaient en ce moment, et ça lui convenait le temps qu'ils ne entraînaient pas dans ses pattes, bien que ce ne soit pas eux les plus dérangeants de l'équipage.
Pour ce qui est des plus grands rivaux du monde, Nami savait où ils se découvrent, à son plus grand désarroi. Elle avait juste fait une pause pendant sa cartographie des environs, voulant siroter un petit cocktail. Bien sûr, Sanji avait accuru pour lui concocter sa boisson, interrompant la préparation du dîner. Et ce fut pendant ces courtes dix minutes que Zoro arrivait, et comme à chaque fois qu'il entrait dans la cuisine, c'était pour prendre une bière avant de recommencer son entraînement dans le nid de tarte.
— Attends au moins le dîner si tu veux te bourrer la gueule, espèce de cactus écervelé !
— Ça te pose un problème que je picole, source en vrille ? avait demandé Zoro d'un ton provocateur.
— Bien sûr, c'est moi qui est en charge des stocks ! s'écria le blond en furie avant de se calmer fréquemment. De toute façon, ce n'est pas comme si tu pouvais te passer d'alcool.
Le sabreur jeta un rapide coup d'œil à son coéquipier, les sourcils relevés, tandis que celui-ci tenait une cigarette éteinte entre ses deux lèvres pâles.
— Tu peux bien parler toi avec tes clopes.
— Je peux arrêter de fumer quand je veux !
Cette phrase sonnait si bizarrement dans la bouche de Sanji, qu'il en fut lui-même surprit l'espace d'une seconde. C'est à partir de ce moment que Nami a prêté attention à la dispute, elle avait un très mauvais pressentiment.
— Toi ? Arrêter de fumer ? surenhéritera Zoro. Tu pourrais pas passer une heure sans tes foutues clopes.
— Je parie que je pourrais tenir plus longtemps que toi, fit le cuisinier avec une pointe de défi dans le regard.
Nami venait tout juste de comprendre d'où venait son pressentiment. Ne pouvaient-ils pas se battre, comme ils le faisaient habituellement, et mettre un terme à leur dispute ? Non, il fallait qu'ils se lancent dans un de leurs ridicules défis interminables pour savoir lequel est le plus doué. Et tout ça terminerait par une terrible égalité, comme toujours.
— Très bien ! s'exclama l'épeiste en allant se servir un verre d'eau à la place de sa boisson préférée.
— Très bien ! répéta Sanji sur le même ton, en replaçant sa cigarette non utilisée dans son étuit d'origine et en fermant celui-ci dans un tiroir.
Nami roule si fort des yeux avant de repartir que Zoro crut qu'ils allaient décoller. Quand elle retourna dans sa chambre, elle vérifiera les données qu'elle avait constaté quelques heures auparavant, elles n'accosteront que dans trois semaines. Ses prochaines semaines s'avéreront être très longues.
— Que se passe-t-il cette fois-ci ? demanda Robin, allongée sur son lit, en train de lire son fameux livre.
Nami n'avait même pas remarqué sa présence, au point que lorsqu'elle entendait sa voix, elle ressentit un frisson le long de la colonne vertébrale. Même si elle aimait de tout cœur Robin, presque autant que Nojiko, elle ne pouvait pas arrêter de trouver la brune inquiétante.
— Tu sais, ce n'est rien de nouveau, encore les disputes des deux idiots qui partent trop loin.
